Singapour, l’explosion démographique

Singapour

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L’Almanach Cousteau de l’Environnement – Un tour du Monde non conformiste – pages 84-85

 

A la fin des années 70 presque toutes les forêts de l’île de Singapour avaient été abattues au profit de la construction urbaine. De nombreuses espèces animales indigènes avaient définitivement disparues. Singapour était devenue, après Hong Kong, le pays le plus densément surpeuplé du Monde, avec environ 2,5 millions d’habitants sur seulement 585 kilomètres carrés (sur l’île principale de Pulau Ujong).

Confronté à un manque dramatique d’espace vital, le gouvernement singapourien avait pourtant déjà pris, dès 1965, des mesures pour réduire le taux de fécondité, en incitant les familles à se limiter à 2 enfants par famille (taux de remplacement) : autorisation de l’avortement et de la stérilisation volontaire, congés maternité uniquement pour les 2 premiers enfants, accouchement plus onéreux après le deuxième enfant…

Grâce à ces mesures strictes, portant cependant atteintes aux libertés individuelles, Singapour avait réussi à diviser par deux son taux de fécondité. Malgré cela, ses habitants continuaient de vivre les uns sur les autres. Pour les auteurs de l’almanach Cousteau de l’Environnement, la situation de Singapour était annonciatrice de ce qui allait se produire sur le reste du globe, si rien n’était fait pour juguler l’explosion démographique.

La situation s’est-elle améliorée depuis 1981 ?

En 2014 la population de la ville-état de Singapour avait encore doublé en moins de 20 ans pour approcher les 5,47 millions d’habitants pour une superficie de 718 kilomètres carrés. Plus grave encore, les politiques de contrôle des naissances ont entrainé un vieillissement inquiétant de la population que le gouvernement tente d’inverser depuis le début des années 80 par une politique nataliste et pro-immigration ! Le taux de fécondité reste encore très faible, avec seulement 1,25 enfant par femme (1,96 en France).

Singapour a joué les apprentis sorciers en pensant pouvoir autoritairement moduler à l’envie la croissance démographique. Son voisin chinois connait aujourd’hui des problèmes similaires, après sa politique absurde et  de l’enfant unique.

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