Renaissances

L’Almanach Cousteau de l’Environnement – Les quatre grands changements : Promesses de retour – page 305

 

L’Almanach Cousteau de l’Environnement listait en 1981 certaines choses du passé qui semblaient pouvoir faire leur retour, pour le bien de la planète.

 

Les chaudières solaires

Chauffage solaire

Le brevet de la première chaudière solaire (Charles Kemp) date de 1891. En 1897, 30% des habitants de Pasadena (Californie) en possédaient une et en 1941 60 000 étaient installées en Californie et en Floride. A la fin des années 1970 les chaudières solaires se multipliaient dans des pays à fort ensoleillement comme Israël et le Mexique.

Le solaire thermique consiste à produire de la chaleur à partir des rayons du soleil, que ce soit pour produire de l’eau chaude ou pour chauffer un logement. En France, la production de chaleur renouvelable à partir de solaire thermique était de 133 ktep (milliers de tonnes équivalent pétrole) en 2012, soit 3,5 fois plus qu’en 2005, mais encore en deçà  de l’objectif prévu pour le paquet climat-énergie européen (185 ktep). L’objectif pour 2020 (927 ktep) ne sera sans doute pas atteint puisque la filière française du solaire thermique est en chute libre depuis 2012, essentiellement à cause de la RT2012 (Réglementation Thermique) qui ne favorise pas ce type d’énergie dans le bâtiment collectif neuf (-35% en 2014, -23% en 2015).  L’ensemble du marché européen du solaire thermique est en fait en décroissance depuis quelques années, en partie à cause de la crise financière, du bas coût des énergies fossiles, de la crise dans le secteur du bâtiment… (- 7,1% en 2014 ; – 8.6% en 2015).

Fin 2012, la Chine, qui a énormément investit dans cette technologie, représentait à elle seule 67% du marché mondial du solaire thermique, loin devant l’Europe (15,9%) et l’Amérique du Nord (6,4%). L’Allemagne est le leader européen du solaire thermique européen dont la puissance cumulée atteint désormais 34,3 GWth pour environ 49 millions de m² de capteurs. Aujourd’hui, le solaire thermique à basse température représente dans le monde la plus grande part de l’énergie solaire (plus de 70 %) et la puissance installée était de 233 gigawatt-heures (GWh) en 2012, soit le double de celle de 2007.

Lire aussi article «Statistiques de l’énergie«.

 

Les bicyclettes

bicyclette

A la fin des années 70 la bicyclette regagnait du terrain sur l’automobile, en particulier aux Etats-Unis où le nombre de vélos était passé de 24 millions en 1960 à 95 millions en 1979. Entre 1972 et 1978 les ventes de bicyclettes ont dépassé celles des automobiles de plus de 5 millions d’unités. A cette époque, le vélo était plus perçu comme un instrument de loisir que comme un véhicule de transport écologique.

Selon une étude américaine (Université Johns Hopkins de Baltimore) portant sur 150 pays, le nombre de ménages possédant au moins un vélo, après avoir chuté dans les années ’80, s’est stabilisé aux alentours de 42%. On peut donc estimer à 580 millions au moins le nombre de vélos dans le monde (O. Oka et al. Tracking global bicycle ownership patterns. Journal of Transport & Health 2-4, 2015, 490–501). Ce moyen très écologique de transport est sans doute la solution pour les mégalopoles de Chine et d’Inde qui souffrent d’une pollution atmosphérique délétère pour les habitants.

La Fédération européenne des cyclistes a établi en 2015 le palmarès des pays européens les plus adaptés à la bicyclette selon 5 grands critères : pratique régulière du vélo comme moyen de déplacement, ventes de vélos neufs, popularité du cyclotourisme, sécurité des cyclistes et nombre d’adhérents aux associations nationales de cyclistes. Les pays qui arrivent en tête sont des pays du Nord comme le Danemark, les Pays-Bas, la Suède, la Finlande, l’Allemagne… Avec seulement 4% de cyclistes quotidiens, contre 36% aux Pays-Bas, a France n’arrive qu’à la 12ème place. Peu encombrant, non polluant et relativement bon marché, le vélo est un moyen de transport de plus en plus privilégié par les Français, en particulier les citadins des grandes villes.

 

Le bois à brûler

Chaudière au bois

Le bois avait été, depuis la Préhistoire et pendant longtemps le principal combustible pour le chauffage et la cuisine. Durant la période de la révolution industrielle, il a été négligé dans les pays occidentaux, au profit du charbon puis du pétrole. Depuis le choc pétrolier de 1973, les chaudières au bois étaient redevenues furieusement vintage.

Le bois est utilisé comme combustible par 2,8 milliards de Terriens, principalement dans les pays pauvres. Il semble que cette pratique ne joue pas un rôle majeur dans la déforestation et dans les émissions de gaz à effet de serre, à condition de ne pas excéder les capacités de régénération de la forêt. Ce n’est malheureusement pas le cas dans les pays où il n’existe pas d’autres sources d’énergie, comme en Afrique de l’est (Erythrée, ouest de l’Ethiopie, Kenya, Ouganda, Rwanda, Burundi) et en Asie du Sud (Pakistan, Népal, Bhoutan, Indonésie et Bangladesh), ce qui pose de graves problèmes de déforestation. Selon une récente étude parue  dans “Nature Climate Change” (The carbon footprint of traditional woodfuels), le bois combustible ne serait en effet responsable que de 1,9% à 2,3% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Les deux géants, Chine et Inde, utiliseraient de plus en plus du bois durable.

Aujourd’hui, le chauffage au bois constitue en France la première ressource énergétique renouvelable. Environ 8 millions de ménages en sont équipés (cheminées, poêle, chaudière fonctionnant avec des bûches ou des granulés de bois), contre 5,7 millions il y a 10 ans. Dans la plupart des cas (80 %), le bois combustible est utilisé en complément d’un autre mode de chauffage. L’intérêt de ce mode de chauffage est qu’il contribue fortement à réduire la demande d’électricité lors des pics de consommation hivernaux. Un autre intérêt est que la combustion du bois n’émet pas davantage de CO2 que la croissance des arbres n’en absorbe parallèlement. En France, la ressource naturelle forestière est préservée, même si 50 millions de m3 de bûches et 1 million de tonnes de granulés sont brûlés chaque année dans les appareils de chauffage domestique (essentiellement des déchets). Le bois collecté ne représente en effet que 60 % de ce qui pousse chaque année en France.

 

Les moulins à vent

Moulins à vent en Hollande

Les moulins à vent étaient déjà utilisés il y a 4 000 ans. D’abord installés dans les pays méditerranéens, berceaux de la civilisation, ils se sont répandus dès le XIIIème siècle dans toute l’Europe, aussi bien en Hollande, qu’au Danemark ou en Yougoslavie. Les moulins à vent furent en réalité, avec les roues hydrauliques (bien plus nombreuses), les premières usines de l’histoire humaine fonctionnant avec une énergie indépendante de la force musculaire. On comptait 9 000 moulins à vent aux Pays-Bas en 1850, 18 242 en Allemagne en 1895 et environ 20 000 en Finlande en 1900. Les moulins à vent ont été majoritairement utilisés pour la mouture, mais ont aussi servi pour le pompage de l’eau, l’émondage de l’orge et du riz, la presse des olives, des graines de colza, de cacao, de moutarde, de poivre…mais aussi pour évacuer l’eau des polders hollandais.

Si aujourd’hui les éoliennes s’orientent automatiquement par rapport au vent grâce à leur électronique, il n’en était pas de même dans les anciens moulins à vent. Quand le vent devient trop fort, il faut en effet tourner les pales de l’éolienne pour la mettre à l’arrêt pour éviter qu’elle ne soit réduite en miettes. Pendant des siècles, ce travail fastidieux été réalisé à la force musculaire. Si les innovations successives permirent d’améliorer la technique et le rendement des moulins à vent, elles arrivèrent néanmoins trop tard pour contrer l’arrivée de nouvelles sources énergétiques comme la vapeur, le bois et l’électricité. En 1981, l’énergie éolienne avait le vent en poupe (selon l’Almanach Cousteau de l’Environnement). S’il existe encore beaucoup de moulins à vent en Europe, ils font essentiellement partie du patrimoine historique et ne sont plus des outils industriels.

L’éolien, qui a hérité de la technologie des moulins à vent, connait depuis quelques années une très forte croissance. C’est la première source d’énergie verte en termes de capacité installée (142 GW, dont 11 GW offshore principalement au Royaume-Uni) et elle représente plus de 15,6 % du parc installé de l’Union Européenne, derrière le gaz (21,1 %) et le charbon (17,5 %), mais devant l’hydroélectricité (15,5 %) (selon European Wind Energy Association). C’est l’Allemagne qui a, de loin, le plus grand parc éolien installé (45 GW), suivi de l’Espagne (23 GW),  du Royaume-Uni (14 GW) et de la France (10 GW). La part dans la consommation, estimée à 11,4 %, est moins importante,  essentiellement à cause de la dépendance au vent de la production électrique.

L’objectif français de 19 GW en éolien terrestre  à l’horizon 2020 parait compromis, du moins dans ces conditions de développement actuel (il semble que 17 GW serait plus réaliste). Ce parc sera complété par des éoliennes offshore pour une capacité de l’ordre de 3 GW. La part de l’éolien dans le mix de production électrique était en 2015 de 3,9% (13,3% en Allemagne et 42% au Danemark).

Avec 30,5 GW, la Chine a installé en 2015 près de la moitié (48,4%) des nouvelles capacités éoliennes dans le monde (selon Global Wind Energy Council). La Chine et les États-Unis disposent désormais respectivement de 33,6% et de 17,2% de la puissance éolienne totale installée dans le monde. Ceci s’explique avant tout par la taille de ces deux géants. La part de l’éolien reste cependant largement minoritaire dans le mix de production électrique de la Chine dont près des trois quarts de la production électrique sont tirés du charbon, la part de l’éolien étant encore très limitée (3,3%). Il en va de même aux Etats-Unis ou l’éolien représente à peine  4,5% de la production électrique totale, le charbon et le gaz naturel comptant respectivement pour 35,1% et 31,4% de ce mix.

Pour en savoir plus : Connaissances des Energies

 

Les plantes anciennes

blé ancien de conservation

En 1981 les agronomes s’intéressaient beaucoup à d’anciennes variétés de céréales dont la culture avait été abandonnée au profit de variétés économiquement plus rentables. L’idée était de valoriser le patrimoine génétique de ces variétés anciennes souvent mieux adaptées aux conditions climatiques difficiles et plus résistantes aux maladies cryptogamiques.

L’histoire entre l’homme et le blé a commencé vers 10 000 ans avant JC. Les premières céréales cultivées, dont l’engrain et l’amidonnier, étaient issues de croisements spontanés entre graminées sauvages. L’homme sélectionna au fur et à mesure les plantes à ressemer pour fixer génétiquement un certain nombre de caractères que l’on retrouve aujourd’hui dans les blés tendres et durs. Utilisant au départ les variétés autochtones, les agriculteurs se mirent, à partir du XIXème siècle, à réaliser de plus en plus de croisements avec des variétés d’autres pays (ce fut le cas du “blé de Noé” provenant de Crimée et introduit en France vers 1850. A partir du milieu du XXème siècle, les obtenteurs utilisèrent des variétés de toutes origines pour sélectionner les gènes les plus intéressants (résistance au froid et aux maladies, qualités boulangères, nanisme…). Ils avaient désormais à disposition une réserve de gènes de toutes les espèces apparentées sauvages et cultivées. Cependant, dans le même temps l’agriculteur a été dépossédé par la toute puissante industrie semencière de ce travail méticuleux de sélection des variétés, si bien que la FAO a estimé que trois quarts de la biodiversité cultivée s’est perdue au XXème siècle.

Grâce en partie à cette sélection variétale, les rendements du blé tendre ont, en cinquante ans, plus que triplé en France et les agriculteurs français disposent aujourd’hui de plus de 350 variétés de blé tendre. C’est cependant très peu, d’autant plus qu’on observe une baisse significative de la diversité génétique à l’intérieur des variétés cultivées. Les variétés locales et hétérogènes ont peu à peu été remplacées par des lignées pures modernes et industrielles qui sont devenues, à partir de 1964, le seul type de variétés cultivées et autorisées à la commercialisation. Les variétés de niches, hétérogènes, ne sont autorisées que pour la vente à l’échelle artisanale.

Aujourd’hui, la majorité des céréales du commerce sont issues de l’agriculture intensive, basée essentiellement sur les rendements de production et l’utilisation de quantités toujours plus importantes de pesticides et d’engrais. Or, il apparait aujourd’hui que les pathologies liées à l’alimentation moderne ne cessent de croître, en particulier les troubles digestifs, et que la qualité des denrées alimentaires est fortement mise en doute. Ainsi, la sélection de variétés de céréales riches en gluten pour améliorer la panification n’a en rien tenu compte de la physiologie des consommateurs.

 

Les déchets

Recyclage des déchets

Les Etats-Unis recyclaient en 1981 moins de 10% des 590 kg de déchets produits per capita.

Lire articles “Des mines dans nos ordures”, “Le coût du gaspillage”, “Les bouteilles consignées”, “L’engrais nocturne”

Selon les chiffres d’Eurostat (10/2016) la quantité totale de déchets produits en 2014 dans l’ensemble des pays européens (EU-28)  était de 2598 millions de tonnes. La part des déchets ménagers n’était que de 8.1 % (209 millions de tonnes). La quantité moyenne annuelle de déchets par habitant était donc de l’ordre de  5,1 tonnes. 2 145 millions de tonnes de déchets ont été traités, dont 43.6 % par simple mise en décharge, 39.0 % par recyclage, 10.8 % ont été utilisés en remblais et 6,5% traités en incinérateur.

La France a produit au total 345 millions de tonnes de déchets en 2012, dont 30 millions de tonnes de déchets ménagers.  Un français jette en moyenne chaque année 590 kg  de déchets, dont des ordures ménagères (288 kg) et des emballages recyclables (107 kg). Le tri en France de 3,2 millions de tonnes de déchets d’emballages, sur les 5 millions de tonnes mis sur le marché, permettrait d’éviter chaque année l’émission d’environ 2,1 tonnes de gaz à effets de serre, principalement grâce à l’utilisation de la matière recyclée à la place de la matière vierge. Au total, 17,9 millions de tonnes de déchets ont été incorporés dans les processus de fabrication en France en 2012 (hors granulats du BTP), pour une consommation de matières premières de 782 millions de tonnes. Le taux d’utilisation du papier-carton recyclé est de 62 %, celui de l’acier+fonte de 58%, celui du verre est de 55 %, alors que celui des matériaux plastique recyclés, souvent hétérogènes, n’est que de 7 %.

Le recyclage n’est pas l’unique solution pour une gestion économique et écologique de nos déchets. L’économie circulaire, grâce en particulier à Internet, permet à d’autres de réutiliser les objets dont nous n’avons plus l’utilité. En 2013, le réemploi et la réutilisation dans l’économie sociale et solidaire et les filières de l’occasion ont représenté un total de 940 000 tonnes (ADEME).

 

Poissons et oiseaux disparus

cœlacanthe

Le cœlacanthe (Latimeria chalumnae,), un poisson vieux de 365-410 millions d’années que l’on croyait disparu depuis la fin du Crétacé (il y a 65 millions d’années, lors de la fameuse crise qui a causé la disparition des dinosaures) et dont on ne connaissait que le fossile, avait été retrouvé en 1938 par un pêcheur Sud-Africain au large des Comores (Océan Indien). Il a fallu attendre 1952 pour qu’un autre spécimen soit remonté des hauts fonds marins, puis 1997 pour qu’une deuxième espèce de cœlacanthe soit à son tour découverte dans l’océan Pacifique, près de l’île indonésienne de Manado (Latimeria menadoensis). Selon l’Almanach Cousteau de l’Environnement (1981). Les rares cœlacanthes survivants ont été victimes pendant des années de la surpêche visant uniquement à assouvir la faim des collectionneurs. Le cœlacanthe, dont il ne subsiste que quelques centaines d’individus, est aujourd’hui inscrit sur la liste rouge des espèces menacées de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) au stade “critically endangered” (en danger critique d’extinction), juste avant le stade “extinct in the wild” (éteint à l’état sauvage). Dans le cas de cette espèce, une disparition à l’état sauvage signifierait aussi une extinction totale, puisque le cœlacanthe ne peut vivre en captivité plus de quelques heures. Ce serait une perte indéfinissable pour la recherche scientifique, en particulier pour la connaissance de l’évolution des espèces au moment de la séparation des vertébrés entre ceux qui sont restés dans l’eau et ceux qui en sont sortis. Le cœlacanthe présente en effet une anatomie partiellement ossifiée et ses nageoires pectorales contiennent des os similaires aux humérus, radius et cubitus de nos bras !

10 dollars des bermudes

Le cahow (Pterodroma cahow), ou pétrel des Bermudes, dont on croyait l’espèce éteinte depuis plus de 300 ans, a été redécouvert en 1951 sur des ilots rocheux à Castle Harbour. Cet oiseau endémique de l’archipel des Bermudes avait failli disparaitre, comme ce fut le cas pour nombre d’espèces insulaires, à cause de la venue de l’homme. Les porcs, les rats, les chats et les chiens débarqués avec les colons ont perturbé, voire massacré, les pétrels qui nichaient au sol et déstabilisé leur cycle de reproduction. Il n’en fallait pas moins pour décimer cette espèce qui ne se reproduit que très lentement (1 seul œuf par an avec une probabilité d’éclosion de moins de 50%). Malgré une proclamation du gouverneur anglais de l’archipel “contre le massacre des Cohowes”, ces oiseaux avaient été déclarés disparus vers les années 1620.

Le 28 janvier 1951, 18 couples nicheurs survivants ont été découverts par l’ornithologue américain Robert Cushman Murphy, le naturaliste bermudien Louis L. Mowbray  et David Balcombe Wingate, un jeune bermudien âgé de 15 ans qui consacra sa vie à l’étude et à la sauvegarde de l’espèce. L’espèce est inscrite sur la liste rouge de l’UICN et, bien que voit sa population soit en progression régulière, on ne compte qu’environ 350 individus, ce qui en fait la deuxième espèce d’oiseaux marins la plus menacée de la planète (derrière le pétrel de Magenta). L’ile de Nonsuch, repeuplée par les scientiques en 2005,  est le seul endroit de la planète qui héberge encore des pétrels des Bermudes pour la nidification.

Le cœlacanthe et le cahow font partie des “Lazarus species” (taxons Lazare), c’est à dire que ce sont des espèces qui ont été considérées éteintes pendant une période plus ou moins longue avant d’être redécouvertes (le terme se réfère à l’histoire biblique de Lazare, ressuscité par Jésus-Christ). Ces espèces Lazare peuvent être des taxons fossiles comme les deux cœlacanthes. Cest le cas  de Laonastes aenigmamus, un rongeur redécouvert au Laos en 1996. D’autres espèces, comme le cahow ont disparu plus récemment avant d’être redécouvertes au cours du XXème siècle. C’est le cas du potoroo de Gilbert (Potorous gilbertii) un marsupial australien disparu dans les  années 1800 jusqu’à sa redécouverte en 1994, de la rousserolle à grand bec (Acrocephalus orinus), un passereau aperçu pour la dernière fois en Inde en 1867 et redécouvert en Thaïlande en 2006, et du cheval de la Caspienne, disparu depuis le Xème siècle et redécouvert en 1965 (Wikipedia). La plupart de ces espèces restent considérées comme étant en danger d’extinction et sont protégées.

 

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