Les dernières régions inexplorées de la planète

Les dernières régions inexplorées de la planète

Terra incognita

Terra incognita

L’Almanach Cousteau de l’Environnement – Le recensement mondial – pages 116-117

 

En 1981, l’Almanach Cousteau de l’Environnement faisait la liste des dernières régions encore inexplorées de la planète, alors que l’homme avait déjà marché sur la lune (12 astronautes exactement). Qu’en est-il aujourd’hui, en 2016 ?

 

En 1981 :

  • La région la moins explorée était celle des abysses, alors que les océans couvraient 71% de la surface de la terre.
  • Le désert du Rub Al-Khali (475 000 km2), zone la plus aride d’Arabie Saoudite, était à peine exploré.
  • De nombreux sommets de plus de 6000 mètres restaient invaincus dans la chaine de l’Himalaya (594 405 km2)
  • Une bonne partie de la faune et de la flore du bassin de l’Amazone (7 millions km2) n’avaient pas encore été découverte, préservée par une forêt impénétrable.
  • La plupart des quelques deux milles îles de Micronésie (7,7 millions km2) étaient encore à l’état sauvage
  • Le centre de la Nouvelle-Guinée, la deuxième île du monde par sa superficie (828 800 km2), était encore très peu explorée.

 

En 2016 :

  • L’homme commence tout juste son exploration des grands fonds océaniques Une dizaine seulement d’explorateurs (des français pour la plupart) sont descendus en dessous des 8 000 m, pour y découvrir un monde froid, ténébreux, soumis à des pressions extrêmes. Les contraintes pour parvenir à de telles profondeurs sont colossales et demandent un exploit à la fois technologique et humain. Le point le plus profond de tous les océans de la planète, le point Challenger Deep dans la fosse des Mariannes (11 km de profondeur) n’a été atteint par l’homme qu’à deux occasions. Une première fois en 1960 par l’océanographe suisse Jacques Piccard et le lieutenant de l’US Navy Don Walsh, à bord du bathyscaphe Trieste. Une seconde fois, en 2012 par le cinéaste canadien James Cameron (Titanic, Avatar) à bord du Deepsea Challenge.
  • Le désert du Rub Al-Khali (littéralement “le quart vide”) est un endroit très inhospitalier, avec des températures pouvant atteindre 60°C, que même les Bédouins, pasteurs chameliers locaux, n’y font que de brèves incursions. Le Kalahari est un autre désert préservé des explorations, peut-être parce que la Namibie, le pays le moins peuplé d’Afrique, est l’un des premiers au monde à avoir fait de la protection de l’environnement une priorité.
  • Dans la chaîne de l’Himalaya il existe encore aujourd’hui des sommets invaincus. C’est le cas du Gangkhar Puensum, à la frontière entre le Bhoutan et la Chine et qui culmine à 7 570 mètres. Son ascension est interdite parce qu’au Bhoutan tout sommet de plus de 6 000 mètres est considéré comme domicile des esprits sacrés (qu’il vaut mieux ne pas déranger).
  • De vastes espaces de la forêt équatoriale amazonienne restent encore à parcourir et ont seulement été survolés en avion. Il est arrivé encore récemment (2014) d’y découvrir, dans des endroits retirés, une tribu indigène qui n’était encore jamais entrée en contact direct avec le monde extérieur. Le bassin du Congo, le pays découvert par Henry Morton Stanley en 1876, est lui aussi très peu exploré.
  • La Papouasie-Nouvelle-Guinée est très peu explorée, principalement à cause d’une végétation extrêmement dense qui complique énormément les déplacements.
  • D’autres régions restent peu connues, comme l’arctique, l’Antarctique, la Sibérie, le Groenland…

La question qui se pose est de savoir pourquoi nous faisons autant d’efforts pour aller un jour sur Mars, alors que nous n’avons exploré qu’une partie de notre petite planète. Pour trouver la sagesse, Socrate conseillait de se connaitre soi-même. Pourquoi ne pas appliquer cette exigence à la planète entière ?

 

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