Isotopes radioactifs en vadrouille

L’Almanach Cousteau de l’Environnement – Outils propres et impropres – page 376

 

Matériau nucléaire

Ce thème a déjà été largement abordé dans l’article Manque à l’inventaire

Dans les années 70, les spécialistes de la sécurité nucléaire savaient qu’il serait impossible d’empêcher qu’un groupe terroriste ou criminel ne finisse par s’emparer de matériaux radioactifs pour construire une bombe sale. Le prix du plutonium au marché noir était suffisant élevé pour attiser les convoitises. Aucun dispositif de sécurité ne permettait d’éviter que du matériel radioactif ne disparaisse.

Environ 3% des 120 000 salariés de la fabrication d’armes nucléaires aux Etats-Unis étaient licenciés chaque année pour alcoolisme aigu, usage de stupéfiants, instabilité mentale, névrose ou psychose grave

En 1974, des tonnes de cuivre ont été volées dans les bassins pour sous-marins atomiques de Rosyth (Ecosse)… heureusement que les voleurs n’ont pas pensé à prendre aussi l’uranium enrichi stocké au même endroit…

A la centrale d’Erwin (Tennessee), les inventaires de stocks d’uranium enrichi étaient souvent sous-estimés pour masquer d’éventuelles pertes.

En Chine, pendant la Révolution Culturelle, le Commandant de la province de Sinkiang menaça d’occuper la centrale nucléaire de Lob Nor pour défendre ses intérêts.

En 1974, un réseau de contrebande avait vendu de l’uranium volé dans une centrale indienne

En 1974, des officiers italiens d’extrême droite furent arrêtés pour avoir fomenté un coup D’État au cours duquel ils prévoyaient de créer la terreur en déversant des matériaux radioactifs dans les réservoirs d’eau potable.

Et demain ?

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