Les bateaux à vent

L’Alcyone de la Fondation Cousteau, mu par des turbovoiles de 10,2 m de haut

L’Alcyone de la Fondation Cousteau mu par des turbovoiles de 10,2 m de haut

L’Almanach Cousteau de l’Environnement – Perspectives – pages 38-41

Avec la crise pétrolière des années 70 la flambée des cours du pétrole a conduit un certain nombre d’architectes marins à concevoir des navires marchands mus par l’effet synergique d’un moteur diesel et du vent. Bien entendu il n’était plus question de faire grimper des marins dans le gréement pour hisser la grand-voile. Tout devait être manœuvré par des moteurs électriques pilotés automatiquement par des ordinateurs. Les économies d’énergie étaient évaluées à 85% dans le cas du cargo à voile de l’architecte naval New-Yorkais Franck mac Lear. Une société américaine de développement de la marine commerciale à voile a été lancée en 1979, avec le soutien du gouvernement. Il était question de réactiver d’anciennes routes maritimes pour mieux exploiter les vents marins. En 1981 on imaginait qu’une flotte serait opérationnelle en l’an 2000…

 

Qu’avons-nous fait durant ces 35 dernières années ?

Aujourd’hui, le vent n’a pas encore remplacé le moteur diesel et 90% du transport de marchandises se fait par voie maritime. Compte tenu de la volatilité des cours du pétrole et de l’urgence de réduire l’émission de gaz à effet de serre, le transport maritime par la force du vent semble avoir de beaux jours devant lui. Propulsés par la force du vent, les cargos pourraient diminuer d’au moins 35% leur consommation de carburant. Les bénéfices économiques et écologiques seraient alors significatifs et l’ONU estime qu’environ 100 millions de tonnes de CO2 pourraient être économisées chaque année grâce à ce procédé. Nous n’avons perdu que quelques décennies à tergiverser mais mieux vaut tard que jamais.

 

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